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Saison des partenaires / Concert / Musique contemporaine
Jeudi 17 septembre 2026 - 19H30
Conservatoire & Orchestre de Caen - Petit Auditorium

Alma, correspondances entre Lili Boulanger et Alicia Gallienne

Entrée libre

Concert

Saison des partenaires / Concert / Musique contemporaine

Jeudi 17 septembre 2026 - 19H30
Conservatoire & Orchestre de Caen - Petit Auditorium

Alma, correspondances entre Lili Boulanger et Alicia Gallienne

Alma, correspondances entre Lili Boulanger et Alicia Gallienne

Alma a vingt-cinq ans. Elle aime, elle écrit, elle rêve. Elle voudrait vivre à toute vitesse. Mais la maladie vient bouleverser son quotidien et accélérer encore cet élan vital. Au fil d’un dimanche, de l’aurore jusqu’à la prière nocturne, nous suivons Alma dans un voyage poétique et musical, traversé par la musique de Lili Boulanger et les mots d’Alicia Gallienne. Alma est un personnage fictif, créé en résonance avec deux artistes disparues très jeunes : la compositrice Lili Boulanger (1893-1918) et la poétesse Alicia Gallienne (1970-1990). Le spectacle ne raconte ni leur biographie ni leur histoire. Il crée plutôt un espace de correspondances entre leurs univers : la conscience de la fragilité, la maladie, la mort, l’urgence de vivre et la nécessité de créer.

Distribution :

Léa Bellili, soprano et conception
Louise Léger, pianiste et comédienne
Hugo Macé, compositeur

 

Lili Boulanger, compositrice (1893-1918)
Marie Juliette Boulanger, dite Lili Boulanger, est la première femme à remporter, en 1913, le Premier Grand Prix de Rome de composition. 
Elle naît à Paris en 1893 dans une famille de musiciens : sa mère, Raïssa Mischetsky, est cantatrice amatrice, et son père, Ernest Boulanger, est compositeur et professeur de chant. 
Dès l’enfance, elle accompagne sa sœur Nadia à ses cours au Conservatoire de Paris. Sa santé fragile la confinant souvent chez elle, sa formation musicale se fait en cours privés. Elle apprend plusieurs instruments, pratique l'improvisation et le déchiffrage et assiste aux classes d'orgue et de composition du Conservatoire. 
À l'adolescence, elle décide de devenir compositrice et débute sa préparation au concours du Prix de Rome avec des professeurs du Conservatoire de Paris où elle est admise en 1912. Sa première participation, entravée par sa mauvaise santé, est un échec. Elle se représente en 1913 et remporte le prix avec sa cantate Faust et Hélène. 
Ce succès lui vaut un contrat d'exclusivité avec l'éditeur Tito Ricordi qui lui permet de se consacrer à la composition. 
Son séjour de lauréate à Rome est interrompu par la guerre. Les dernières années de sa vie sont assombries non seulement par la maladie qui l'emportera, mais également par les tragédies de la guerre et un amour impossible.
Le diagnostic précoce de sa maladie semble avoir accru sa créativité et ses nombreuses œuvres, d'inspiration biblique ou mystique, semblent marquées par son tragique destin. 
Son œuvre, qui ne compte que quelques pièces de piano et de musique de chambre, est consacrée à la voix. 
À côté de mélodies, comme son cycle Clairières dans le ciel (1913-1916) sur des poèmes de Francis Jammes, ce sont les pièces pour chœur avec piano, orgue ou orchestre qui forment l'essentiel de son oeuvre et qui témoignent de son langage musical original et de sa maîtrise de l’orchestration. 
Elle a aussi écrit un opéra, inachevé, sur un livret inspiré de la pièce de Maurice Mæterlinck, La Princesse Maleine. 
Elle décède à l’âge de vingt-quatre ans d’une tuberculose intestinale.


Alicia Gallienne, poétesse (1970-1990)
Alicia Maria Claudia Gallienne a écrit des centaines de poèmes de 1986 à 1990 traitant de sa relation à la mort, de la puissance de la vie et de l’amour, ainsi que du pouvoir salvateur de l’écriture. 
Diagnostiquée à l’âge de quinze ans, elle décède à l’âge de vingt ans d’un cancer du sang.
Ses poèmes restés longtemps dans l’oubli ne referont surface que trente ans après sa disparition, en février 2020, grâce à son cousin le comédien, Guillaume Gallienne, et ont été publiés sous le titre : « L’autre moitié du songe m’appartient » aux Editions Gallimard.



 

Programme

Alicia Gallienne < Et si un jour je me dois de partir (…) que répondre ?

Alicia Gallienne (musique Hugo Macé) < Les chaises musicales

Lili Boulanger (poème Francis Jammes) < Deux ancolies

Lili Boulanger (poème Francis Jammes) < Les lilas qui avaient fleuri

Lili Boulanger < Jardin clair

Alicia Gallienne  (musique Hugo Macé) < Le Messager

Lili Boulanger (poème Francis Jammes) < Vous m’avez regardé avec toute votre âme

Alicia Gallienne < Et si un jour je me dois de partir (…) A tant de lueurs de tes yeux (…) et de m’enfuir

Lili Boulanger (poème Francis Jammes) < Si tout ceci n’est qu’un pauvre rêve

Alicia Gallienne (musique Hugo Macé) < Vous avez mille fois raison

Alicia Gallienne (musique Hugo Macé) < Je vis dans les merveilleux nuages

Alicia Gallienne (musique Hugo Macé) < La vitrine d’eau salée

Lili Boulanger (poème Maurice Maeterlinck) < Reflets

Alicia Gallienne < Et si un jour je me dois de partir (…) j’embrasserai ton regard tes cils longs et recourbés (…) Lentement et tout bas

Alicia Gallienne < Renouveler le doute

Lili Boulanger (poème Francis Jammes) < Je garde une médaille d’elle

Lili Boulanger < Thème et variations n° 1 et 4

Alicia Gallienne (musique Hugo Macé) < Faiblesse, je te hais de toi-même

Lili Boulanger < Thème et variation n° 7

Alicia Gallienne < Et si un jour je me dois de partir (…) sans doute de nous deux c’est moi qui aime le plus fort (…) une nuit ou peut-être toute une nuit

Lili Boulanger (poème Francis Jammes) < Demain fera un an (extraits)

Alicia Gallienne < Nocturne
 

 

À propos

Entrée libre sans réservation, dans la limite des places disponibles
Durée : 1h15

Projet soutenu par le Centre international Nadia et Lili Boulanger et Madame Hélène Nguyen Thien Dao.
Partenariat avec le Conservatoire & Orchestre de Caen

cette représentation s'inscrit dans le cadre des journées du matrimoine.