Audition
La Journée du piano - "Préludes et Etudes" - séance#2
Lien entre les Études et les Préludes pour piano
Les Études et les Préludes occupent une place essentielle dans l’histoire du piano. À l’origine, ces deux formes musicales avaient des fonctions bien distinctes. L’étude était avant tout un exercice technique destiné à perfectionner la maîtrise de l’instrument : elle permettait au pianiste de travailler une difficulté précise, comme la vélocité, les arpèges ou l’indépendance des mains. Le prélude, quant à lui, servait d’introduction improvisée, jouée avant une oeuvre plus importante pour en établir la tonalité ou l’atmosphère.
Cependant, au fil du XIXᵉ siècle, ces genres ont profondément évolué.
Sous la plume de compositeurs tels que Chopin, Liszt, Scriabine ou Debussy, les Études et les Préludes se sont affranchis de leur fonction première pour devenir de véritables pièces d’art. Les Études ne sont plus de simples exercices, mais des oeuvres de concert à part entière, où la virtuosité technique se met au service de l’expression poétique. De leur côté, les Préludes, tout en conservant leur liberté de forme et de caractère, exigent une grande maîtrise pianistique et deviennent eux aussi des miniatures d’une intensité expressive remarquable.
Ces deux formes se rejoignent ainsi par leur brièveté, leur densité musicale et leur fonction exploratoire. Qu’il s’agisse d’un cycle complet comme les 24 Études ou les 24 Préludes de Chopin, ou des deux cahiers de Préludes
de Debussy, on y retrouve la même volonté d’explorer toutes les couleurs, toutes les tonalités et toutes les possibilités expressives du piano.
En somme, les Études et les Préludes partagent un même idéal : la recherche de la perfection du geste pianistique et la quête du son, à la fois dans sa dimension technique et dans sa dimension poétique.
Chaque concert commence avec une « mise en doigts » (études ou préludes plus spécifiquement consacrés à cet usage) puis suit une thématique plus ou moins vagabonde…
Programme
Séance # 2 : Études et techniques du romantisme comme mise en doigts … puis les « slaves »…
1. Burgmüller op.100 — études élémentaires & expressives (du plus simple au plus “narratif”)
. Arabesque : Alix de Montferrand
. Pastorale : Méliné Mkrchtyan
. Innocence : Rose Lebesgue
. Tendre Fleur : Louis-Ferdinand Rocher
. Bergeronnette : Rihem Ben Brahim Andaloussi
. Adieu : Aaron Cuny
. La Styrienne : Hélie Girard
. Ballade : Rozenn Rochais
. Tendre Plainte : Elias Marthouret Isaac
. Voix des Anges : Laura Dina
. Chant du gondolier : Sofia Hamdoun-Liu
. Hirondelles : Raphaël Silvi-Merlin
2. Heller op.45 et 46 — texture plus dense, indépendance plus exigeante
• op.45 n°2 Avalanche — Thomas Menet
• op.45 n°3 — Anaëlle Goude
• op.45 n°18 Impatience — Iokasti Charisi
• op.45 n°21 Lutins et Sirènes — Aymé Okuno
• op.45 n°22 Chanson à la harpe — Mahaut Faurot
• op.46 n°8 — Lucien Huault
3. Gurlitt /Czerny / Goedicke / Loeschhorn — virtuosité légère
• Gurlitt — Études op.198 n°2 & 3 — Charlie Morisse
• Goedicke op.32 n°11 — Saïna Norouzi
• Goedicke op.36 n°22 — Mathilde Kamiab-Seresh
• Goedicke op.47 n°2 — Valentina D’Alberto
• Loeschhorn op.169 n°11 — Mathilde Faudot
• Czerny op.740 n°37 — Mia Lucas Kalauova
• Loeschhorn op.65 n°7 — Ottavia Aprile Benedetto
• Loeschhorn op.65 n°25 — Chloé Gergaud
• Loeschhorn op.65 n°38–39 — Anaïs-Anastasia Mauge
Les Slaves …
4. Gretchaninov
• Prélude op.37 n°2 - Suzanne Shaalan Joly
5. Bortkiewicz
• Prélude op.13 n°1 - Edouard Monnier
• Prélude op.13 n°3 - Alma d’Aboville
• Prélude op.13 n°5 en la bémol Majeur - Milana Ratajczik-Parkhomenko
6. Chopin :
• Étude op.25 n°11 - Hugo Basseux
À propos
Entrée libre, sans réservation dans la limite des places disponibles
Durée : 1h15
Illustration : Cornelius Gürlitt